Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Blog citoyen de CAP Action Solidarité, actif sur Clohars Carnoet et la Cocopaq, sur le développement durable et solidaire, la culture, la vie associative et politique

Publicité

Station d’Epuration : tout ce que vous avez toujours voulu savoir(1)

L’implantation d’une nouvelle station d’épuration à Clohars Carnoët est le sujet chaud de l’été.

Afin que chacun puisse se faire une opinion en connaissance de cause nous entamons une série d’article sur le sujet.

 

La description du  fonctionnement général est largement inspiré d’un article du site de l'Ademe (cliquez là)

 

Une station d’épuration est installée généralement à l’extrémité d’un réseau de collecte en amont de la sortie des eaux, vers un milieu en général aquatique.
Elle rassemble une succession de dispositifs, empruntés tour à tour par les eaux usées.


Chaque dispositif est conçu pour extraire au fur et à mesure les différents polluants contenus dans les eaux.


Equivalent-habitant


Dans tous les articles publiés sur les stations d'épuration, en particulier cette série, il sera question "d'équvalent-habitant".

Qu'est-ce qu'un équivalent-habitant ?

Un équivalent-habitant est une notion théorique qui permet de dimensionner une station.


Elle représente la pollution, en période de pointe (été pour les communes littorales, période d'activité maximale pour les industries saisonnières) d'un habitant par jour (les industries sont comptées, en fonction de leur volume de pollution, comme des "habitants".

(Clohars Carnoët a, actuellement une station d'épuration de 10 000 équivalents-habitants, correspondant, grosse modo, à la population maximale l'été (8 000) augmentée de 2000 équivalents-habitants pour les industries).


Les prétraitements

 


Les dispositifs de prétraitement sont présents dans toutes les stations d’épuration, quels que soient les procédés mis en œuvre à l’aval.

Ils ont pour but d’éliminer les éléments solides ou particulaires les plus grossiers, susceptibles de gêner les traitements ultérieurs ou d’endommager les équipements : déchets volumineux (dégrillage), sables (dessablage) et corps gras (dégraissage – déshuilage).

Le dégrillage consiste à faire passer les eaux usées au travers d’une grille dont les barreaux, plus ou moins espacés, retiennent les éléments les plus grossiers. Après nettoyage des grilles par des moyens mécaniques, manuels ou automatiques, les déchets sont évacués avec les ordures ménagères. Le tamisage, qui utilise des grilles de plus faible espacement, peut parfois compléter cette phase du prétraitement.

Le dessablage et le déshuilage-dégraissage consistent ensuite à faire passer l’eau dans des bassins où la réduction de vitesse d’écoulement fait se déposer les sables et flotter les graisses.  Les sables sont récupérés par pompage alors que les graisses sont raclées en surface.
On enlève ainsi de l’eau les éléments grossiers et les sables de dimension supérieure à 200 microns ainsi que 30 à 40 % des graisses.

 

En fin de prétraitement les matières particulaires peuvent faire l’objet d’un traitement primaire de décantation ou d’un traitement physico-chimique

Les traitements physico-chimiques permettent d’agglomérer ces particules par adjonction d’agents coagulants et  floculants (sels de fer ou d’alumine, chaux...).

 

Les traitements biologiques


Ces traitements sont indispensables pour extraire des eaux usées les polluants dissous, essentiellement les matières organiques carbonées, azotées ou phosphorées.

Ils utilisent l’action de micro-organismes qui utilisent l’oxygène pour se développer en oxydant les matières.

La sélection naturelle des espèces et leur concentration dans un bassin permet d’accélérer et de contrôler un phénomène qui se produit communément en  milieu  naturel.

 

Le carbone organique est transformé en gaz carbonique (CO2), eau et biomasse.


L'azote organique,  transformé dans les eaux usées en azote ammoniacal (NH4+) est transformé en nitrites puis nitrates (NO3).  Une seconde phase, la dénitrification,  sous l'action de bactéries « dénitrifiantes », transforme les nitrates  en azote gazeux qui s'échappe alors dans l'atmosphère.

 

Le phosphore organique est transformé en polyphosphate intégré dans les boues. Un traitement physico chimique complémentaire est souvent nécessaire.

 


Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
<br /> Non, une partie du réseau serait conservé.<br /> <br /> Dans les deux hypothèses il y aura des compléments de réseau à faire.<br /> Incontestablement plus importants si c'est à Keranna qu'à Kerzellec. C'est là que réside la différence de coût entre les deux sites.<br /> <br /> Nous essaierons d'apporter des lumières là-dessus dans un prochain article.<br /> <br /> <br />
Répondre
D
<br /> Bonjour,<br /> Il me semble que l'actuel réseau d'assainissement suit une pente naturelle depuis le Nord vers le Sud où se trouve la station d'épuration du mât pilote.Une ( ou des ) stations de relèvement<br /> permettent de relever le niveau des eaux aux endroits voulus.<br /> Dans l'hypothèse d'une nouvelle station construite à Keranna , le sens de circulation des eaux serait inversé , les eaux usées devraient converger vers le Nord alors qu'aujourd'hui elles convergent<br /> vers le Sud.<br /> Faudrait-il alors refaire complètement le réseau pour lui redonner la bonne pente ?<br /> Si ma question est idiote merci de na pas en tenir compte.<br /> <br /> <br />
Répondre
C
L'article a été modifié ce jour pour rajouter la définition, essentielle, d'équivalent-habitant
Répondre