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Blog citoyen de CAP Action Solidarité, actif sur Clohars Carnoet et la Cocopaq, sur le développement durable et solidaire, la culture, la vie associative et politique

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Le commerce équitable (5) : les critiques

Nous terminons cette série sur le commerce équitable par un inventaire des critiques qui lui sont adressées.

 

Certains pensent que le « commerce équitable »  contribuerait à masquer un problème : la réduction de la part de l’agriculture vivrière  au profit des cultures d'exportation, ce qui rend dépendant des achats du Nord des populations qui pourraient développer leur agriculture indépendamment des habitudes de consommation des pays dits « riches »

 

De là l'importance de consommer des produits locaux.


C'est notamment le point de vue de Réseau Minga (cliquez là) en France, pour qui l’équité dans les échanges est un enjeu de société, et   concerne l’ensemble des travailleurs de la filière et tous les échanges, avec les producteurs du Sud, du Nord et français.



Minga considère que la vente de produits équitables en grande surface est un « leurre » permettant d’enrichir les intermédiaires et non les producteurs.

 



Pour sa part un auteur comme  Christian Jacquiau  dans son livre Les Coulisses du commerce équitable  critique le  label auto-proclamé du label Max Havelaar et met en doute la qualité de certains contrôles.

Il propose  de créer une norme internationale afin de fiabiliser les réseaux de commerce équitable


Il déclare également que le « commerce équitable n'est qu'un argument de vente comme un autre  et qu'il constitue une « niche » commerciale supplémentaire qui permet de différencier un produit d'un autre aux yeux du consommateur final.

 

 

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T
Merci de s'interesser a cette question , le profit réalisé par les gdes surfaces est un mal necessaire pour le moment.il permet a plein de producteurs de survivre et de faire des projets pour s'agrandir ...esperons que ds l'avenir des solutions moins "capitalistes " verront le jour pour le bien des producteurs et des consommateurs.Thanina d'Algérie
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L
C'est vrai Françoise, la grande distribution est perverse, mais en matiere d'emballage de café, ils<br /> disent"pakaging", je crois qu'ils ne sont pas intrevenus. En effet les industriels torréfacteurs<br /> ont entre eux des codes de couleur d'emballage et<br /> de texte.Je ne le connais pas, et je suppose que c'est pour harmoniser les linéaires de café.<br /> source : "Kraft Food"
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P
Tout à fait d'accord avec Hervé.Il ne faut pas tout mélanger et vouloir que toutes les causes défendues conduisent à la révolution, au grand soir et au renversement du capitalisme.<br /> <br /> La façon dont les grandes surfaces fonctionnent dans les pays développés est leur problème de pays développé. <br /> A eux de changer la donne.<br /> <br /> Pour ce qui concerne la vente des produits du commerce équitable il faut les vendre là ou il y a le plus d'acheteurs.<br /> Si demain ce ne sont plus dans des grandes surfaces (par Internet ??) ils se vendront ailleurs. Pour l'instant,..<br /> <br /> A Françoise<br /> <br /> C'est vrai, mais c'est un peu l'hommage du vice à la vertu !
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A
Un peu en écho du commentaire n°1 de LORRAIN, j'ajouterais pour bien montrer le souci de la grande distribution de s'approprier en termes de profits mais aussi "d'humanisme", que pour les cafés, les emballages de café non équitable ressemblent étrangement depuis quelques temps, aux emballages de café équitable. Le rayon "non équitable n'est pas lisible, ni bien à part comme il l'étais auparavant. Il faut y regarder de près pour ne pas se tromper d'achat.
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H
Pour répondre à Lorrain sur la grande distribution, on peut épiloguer des heures sur les méfaits de ce système de distribution, mais soyons honnêtes avec nous même : c'est notre problème de pays riche, de société de consommation de masse, de 50 ans de guerre des prix pour pouvoir toujours plus consommer...mais ce n'est ni la faute ni l'enjeu des petits agriculteurs des pays en voie de développement, qui sont très loin de ces problématiques consuméristes.<br /> <br /> Si on veut changer ça, c'est içi que ça se passe, avec nos politiques, avec nos syndicats, avec nos associations de consommateurs, on soutenant d'autre mode de distribution alternatif...c'est une autre belle cause, mais ça n'a rien à voir (autres enjeux = autres outils...) avec le développement au Sud. Ne mélangeons pas tout sinon tout le monde y perdra. <br /> <br /> Car même si le terme équitable peut-être très flou idéologiquement, dans les fait il correspond à un système précis et pragmatique qui, pour changer la donne, doit être accessible par tous les consommateurs, dans tous leurs lieux de consommation. <br /> Reste à éduquer également ces consommateurs sur la portée de leur choix dans leur lieu d'achat, mais c'est une autre affaire.
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