Blog citoyen de CAP Action Solidarité, actif sur Clohars Carnoet et la Cocopaq, sur le développement durable et solidaire, la culture, la vie associative et politique
Nous terminons cette série sur le commerce équitable par un inventaire des critiques qui lui sont adressées.
Certains pensent que le « commerce équitable » contribuerait à masquer un problème : la réduction de la part de l’agriculture vivrière au profit des cultures d'exportation, ce qui rend dépendant des achats du Nord des populations qui pourraient développer leur agriculture indépendamment des habitudes de consommation des pays dits « riches »
De là l'importance de consommer des produits locaux.
C'est notamment le point de vue de Réseau Minga (cliquez là) en France, pour qui l’équité dans les échanges est un enjeu de société, et concerne l’ensemble des travailleurs de la filière et tous les échanges, avec les producteurs du Sud, du Nord et français.

Minga considère que la vente de produits équitables en grande surface est un « leurre » permettant d’enrichir les intermédiaires et non les producteurs.
Pour sa part un auteur comme Christian Jacquiau dans son livre Les Coulisses du commerce équitable critique le label auto-proclamé du label Max Havelaar et met en doute la qualité de certains contrôles.
Il propose de créer une norme internationale afin de fiabiliser les réseaux de commerce équitable
Il déclare également que le « commerce équitable n'est qu'un argument de vente comme un autre et qu'il constitue une « niche » commerciale supplémentaire qui permet de différencier un produit d'un autre aux yeux du consommateur final.