Blog citoyen de CAP Action Solidarité, actif sur Clohars Carnoet et la Cocopaq, sur le développement durable et solidaire, la culture, la vie associative et politique
et puis la nuit lentement, la lumière grise, et bleue, le ciel qui maintenant s'éclipse, s'efface,
la porte de la chapelle est ouverte, est restée ouverte, et tu rentres, tu t'assois,
il y a du monde un peu, du bruit, des paroles, et une voix plus forte au micro, qui parle au micro, et c'est elle qui explique, qui expose,
tu t'es assis, tu es en retard, tu ne dis rien, tu es tout sage et tu te concentres,
la litanie des noms, des villages, des chapelles et des peintres, et sur l'écran au milieu, les images répétées des vitraux,

et puis la lumière maintenant fragile, fébrile, et la nuit à mesure,
tu regardes, la courbe creusée des pierres, l'ombre limpide des vitraux, la lumière qui se mêle à la nuit, qui peu à peu se mêle, se mélange, s'abstrait,
maintenant tu n'écoutes plus, tu regardes, tu rêves,
et puis les gens se lèvent, s'en vont soudain, glissent le long des bancs et s'en vont, et on se penche vers toi, te dit que la chapelle va fermer, que tu ne peux pas rester parce que la chapelle va fermer, et tu te lèves,
et puis quand tu sors, on te retient un peu, un tout petit peu, on te demande si tu as aimé, si tu as apprécié toi, si la conférence t'a plu,
la conférence, tu souris, tu dis que oui,
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