Blog citoyen de CAP Action Solidarité, actif sur Clohars Carnoet et la Cocopaq, sur le développement durable et solidaire, la culture, la vie associative et politique
Le conseil municipal du 29 janvier s'est terminé à 23h30 et a été très dense. Pour plus de visibilité, nous le décrirons en deux articles. Ce premier article est consacré aux aspects budgétaires.
Emprunt
Il est avéré maintenant qu'il y a eu des erreurs dans le budget primitif 2008 :
Le budget de fonctionnement a été sous-estimé d'environ 58 000 € (intérêts d'un emprunt) et le budget d'investissement d'environ
19 000 € (capital).
Les causes sont les suivantes :
Il y a encore à ce jour des incohérences car les remboursements de certains prêts ne sont pas mis dans le bon budget (budget assainissement au lieu de budget principal par exemple).
Le débat, bien trop long, entre le maire et Madame Stephan montre à l'évidence qu'il y a eu des erreurs dans le budget primitif concocté par l'ancienne municipalité.
Des points ne sont pas encore clairs dans cette passe d'arme.
On ne voit pas trace dans les délibérations du CM de cet emprunt de 500 000 €, pourtant inscrit dans le compte administratif. Personne n'a expliqué pourquoi une renégociation de prêt entraine un dépassement pareil (frais liés, durée raccourcie ???)
On s'étonne également que le dépassement du budget ait été constaté si tard...
Une plus grande réactivité aurait permis de modifier le budget et éviter d'engager des dépenses votées sur la base d'un budget trop optimiste.
Débat d'orientation budgétaire
René Le Floc'h a fait une déclaration liminaire disant qu'il avait refusé une proposition informelle, « faite au Centre Leclerc», de se rencontrer entre majorité et opposition avant le budget.
Joël Chenot a indiqué que son équipe avait, au contraire, accepté le principe, que la réunion avait été constructive et avait permis à son équipe de faire passer certaine de ses propositions.
Le maire a alors projeté une présentation Powerpoint sur le D.O.B.
La première partie a présenté le contexte général conduisant à établir le budget :
Il a ensuite donné des éléments sur la réalisation du budget 2008 :
Il précise ensuite les orientations pour 2009 :
relance. Il s'agit d'investir plus que la moyenne des années 2005-2008
Dans ce cadre, les frais de personnel vont augmenter avec la création de 2,5 postes supplémentaires dont 1 emploi administratif et 1,5 emplois à la culture. Ils vont également augmenter par l'embauche de personnel saisonnier (entretien, poste de secours, surveillance de l'Abbaye et des chapelles) et le remplacement de la DGS sur 4 mois.
Les autres postes du budget de fonctionnement seront contenus.
Au niveau des investissements, les priorités sont les suivantes :
Le maire a indiqué que les impôts locaux seraient augmentés mais n'a donné aucune indication sur le niveau de l'augmentation.
Il a précisé qu'un plan pluriannuel d'investissement était en cours avec Dexia.
Joël Chenot a demandé que, compte tenu de la situation économique, l'augmentation de la pression fiscale soit modérée.

Notre sentiment est que l'augmentation des frais de personnel est déraisonnable.
Ceux-ci auront augmenté en 2008 plus que la moyenne des augmentations de la période 2002-2007 (cliquez là), qui était déjà supérieure à celle des communes comparables.
Les créations de postes prévus en 2009, laissent prévoir une accélération supplémentaire de ces augmentations (au moins 7%).
Compte tenu des diminutions de recettes autres, on ne voit pas comment l'augmentation des impôts locaux pourraient se situer en dessous de ce pourcentage (7%). C'est énorme, sachant que le pouvoir d'achat de nos concitoyens va être gravement atteint par la crise mondiale.
Par ailleurs, le « tout culture », ou plutôt le « tout peinture », ne nous paraît pas équilibré par rapport aux priorités du moment qui sont le développement durable, le soutien à l'économie locale et à l'emploi, la solidarité avec ceux qui souffrent.
Il constitue, en outre, un choix au succès incertain, qui repose plus sur un pari que sur une analyse sérieuse au vu de l'information disponible aujourd'hui.