Blog citoyen de CAP Action Solidarité, actif sur Clohars Carnoet et la Cocopaq, sur le développement durable et solidaire, la culture, la vie associative et politique
Nous partîmes une douzaine de CAPAS mais, par un prompt renfort
nous nous vîmes trois mille en arrivant au Coat (Ker).
Certains, vieux grognards des luttes locales, n'arrêtent pas de serrer des mains de copains, heureux de se retrouver là si nombreux. Les autres regardent les banderoles parmi lesquelles celles de la CGT sont, bien sûr, les plus nombreuses.

On y retrouve bon nombre d'autres cloharsiens de tout horizon.
On serre la main aux deux maires de Quimperlé, l'ancien et le nouveau, bel exemple d'unanimité, puis le cortège s'ébranle vers 11 heures.
Le parcours est celui des entreprises et lieux symboliques de la ville. On se dirige vers l'Hôpital puis vers le rond point Nestlé Bigard où l'on fait demi-tour et piétine un peu. On en profite pour serrer de nouvelles mains.
Sarko joue à merveille son rôle d'exutoire de la crise mondiale. Il faut dire qu'il en a rajouté avec son paquet et son bouclier fiscal, son plan de relance en trompe l'œil sur les investissements, inexistant sur la consommation, son omnipotence, ses atteintes aux libertés. On ne parle pas encore de l'affaire de St Lo, mais on devine.
On voit aussi beaucoup de pancartes sur l'école et l'éducation qui montrent une réelle inquiétude devant les projets du gouvernement au moment où il faudrait mettre les bouchées doubles. On aime bien celles qui mêlent les grèves aux rêves.

Le cortège est maintenant revenu à son point de départ et l'on descend la rue Thiers en passant devant l'ANPE, autre lieu symbolique. Avant d'arriver à la Laïta, on tourne en direction des papeteries Mauduit que l'on n'atteindra pas complètement. On traverse l'Isole. Certains prennent des chemins de traverse pour gagner un peu de temps, car ils savent que la boucle va nous ramener vers les quais.
On croise le président de la Cocopaq et on échange quelques mots chaleureux avec lui.
En remontant la rue Thiers, on cherche vainement les CRS, habitués des fins de parcours, mais on ne voit que quelques voitures de police bienveillantes. En vieux nostalgique, on regrette un peu, en guise de madeleine, les bonnes vieilles odeurs de gaz lacrymogène.

Voilà c'est fini, la manifestation se disperse.
Gageons qu'il y en aura d'autres car la crise risque d'être longue et l'exutoire têtu.