Blog citoyen de CAP Action Solidarité, actif sur Clohars Carnoet et la Cocopaq, sur le développement durable et solidaire, la culture, la vie associative et politique

D'abord il nous apprend qu'elles ne fonctionneraient que de 20% à 25% du temps, que ce soit à cause du vent ou de pannes diverses. On pourrait dire, tant pis, c'est toujours çà si çà réduit l'emission de CO2, mais le vent ayant la malencontreuse idée de ne souffler que quand il en a envie, et un réseau ne fonctionnant correctement que si l'on peut à tout instant en régler le débit, EDF est obligé de compenser. Pas par le nucléaire, qui donne un débit constant mais, ...... par des centrales à charbon !
D'ou le théorème que l'on peut énoncer ainsi, en forçant à peine le trait : « toute installation nouvelle d'éolienne contribue à augmenter les rejets en CO2 » ! Ce que constate amèrement l'Allemagne, en pointe sur ces technologies.
Deuxième inconvénient : les nuisances. Passons sur le bruit qui est probablement faible si les parcs d'éoliennes sont implantés suffisamment loin des habitations. Mais il y a aussi les flashs qu'émettent à chaque seconde ces bestioles pour des raisons de sécurité aérienne. Et l'effet stroboscopique « exaspérant que provoque, au couchant, l'interception des rayons solaires par les pales qui tournent ».
Notons également les « murs parfois fissurés sous l'effet des ultrasons ». Et la question de leur devenir : « lorsque, dans vingt ou trente ans, elles seront hors d'usage, qui débarrassera nos campagnes de ces sinistres squelettes rouillés » s'inquiète Hervé Texier, professeur de mécanique des fluides et président de l'association Basse Normandie Environnement.
Il y aussi l'impact sur les oiseaux migrateurs, les rapaces et les chauve-souris.
Troisième inconvénient : le pognon. Car « c'est énormément d'argent,... puisé chez le contribuable pour passer dans d'autres poches ».
Le territoire est arpenté par des promoteurs qui obtiennent des signatures des propriétaires terriens et des maires attirés par l'odeur des bons loyers et de taxes professionnelles conséquentes. Taxes professionnelles dont une bonne partie (l'article dit les 2/3) est versée par le contribuable et non l'exploitant car il y a beaucoup de parcs exonérés (par exemple ceux situés en Zone de Revitalisation Rurale). Et, dans ce cas, c'est l'Etat, c'est à dire nous, qui compense.
Quant aux promoteurs « ils vont empocher pendant quinze ans le rachat obligatoire par EDF de leur électricité intermittente » à 8,2 centimes d'euros contre un coût de production entre 2,5 et 3,5 centimes d'euros pour l'énergie classique. Surcoût qui est, bien entendu, répercuté sur le prix payé par le consommateur (taxe CSPE).
Oui me direz vous, mais çà va créer de l'emploi. Sans doute, mais pas beaucoup surtout lorsque l'on sait que ces machines sont fabriquées hors de France. Selon l'Ademe, un emploi direct est créé par tranche de 10 MW. Si l'on ajoute les emplois indirects on doit arriver à 1,3 ce qui représente, si l'objectif officiel de 13,5 gigawatts en 2010 est tenu, moins de 2 000 emplois.
A tout prendre, je serais plus intéressé par le petit éolien, non raccordé au réseau, et qui permet à une cellule économique (foyer, mairie, entreprise) de bénéficier d'un surcroît de puissance quand Eole est en forme, pour des besoins non essentiels : par exemple, ne faire fonctionner le lave vaisselle que quand il y a du vent !
Tout n'est probablement pas noir et j'attends avec impatience les arguments des amoureux du Vent.