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Blog citoyen de CAP Action Solidarité, actif sur Clohars Carnoet et la Cocopaq, sur le développement durable et solidaire, la culture, la vie associative et politique

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Le SCOT (3) : Pays de Quimperlé, le Diagnostic

Après avoir défini ce qu'est un SCOT, indiqué comment a été élaboré le SCOT du Pays de Quimperlé, nous résumons maintenant le premier document majeur, le Diagnostic.

On lira les documents complets dans la rubrique Téléchargements de ce blog.

Le diagnostic, après avoir fait l'état des lieux, dégagé les forces et les faiblesses du Pays, identifie les enjeux auxquels le SCOT doit répondre

 Etat des lieux

 

  • Le pays comptait en 1999 49 000 habitants, soit presque le même chiffre qu'en 1968. Depuis 2000, il y a un accroissement sensible  en raison d'un solde migratoire  de 300 personnes par an.
  • Le maintien du renouveau démographique suppose de renforcer l'attractivité du territoire pour attirer de nouveaux actifs. Le vieillissement naturel de la population posera de gros problèmes d'adaptation des services, publics ou privés.
  • Le niveau d'activité économique du Pays , par rapport à sa population, est relativement faible : moins d'un habitant sur deux est actif. La plupart des communes sont très fortement résidentielles, à l'exception de la ville de Quimperlé.


Le Pays de Quimperlé, malgré un accroissement récent de son emploi, reste trop dépendant de la zone d'emploi de Lorient.


  • Le Pays de Quimperlé est un pôle économique assez spécialisé, que ce soit pour l'industrie (industries agro-alimentaires, papier) ou pour les services. Les activités touristiques, en l'absence de véritables stations balnéaires et de capacités importantes d'hébergement, ne constituent qu'une ressource aujourd'hui modeste.
  • Les revenus des ménages restent faibles et dissymétriques du nord au sud du territoire, en raison de l'importance numérique des agriculteurs et ouvriers, des retraités, et de la faiblesse des actifs occupés (38 %) dans le territoire.
  • Le Pays de Quimperlé dispose d'un grand nombre de zones d'activités économiques, réparties sur la plupart des communes. Cette dispersion et leur non spécialisation sont pénalisantes en terme d'espace consommé, et d'efficacité économique et sociale.
  • L'agriculture occupe une place importante et représente un des enjeux du SCOT. Coup d'arrêt à donner à la diminution des surfaces, contribution à la protection de l'environnement et à la mise en place d'une offre touristique de qualité, diversification des productions et des espaces représentent quelques un des sujets à traiter.
  • Les activités maritimes occupent une place modeste, en volume et en emplois, leur place est essentielle pour affirmer le caractère maritime du Pays. La pêche professionnelle faible en unités, pourrait être développée. La plaisance représente un potentiel important, malgré la petite taille des ports, et la demande est forte.
  • Le développement de l'habitat est assez vigoureux dans la dernière période, mais il n'a pu consacrer qu'une part assez faible à l'accueil de nouveaux ménages.
  • les besoins qualitatifs restent importants Ils concernent la qualité des projets et leur insertion paysagère et urbaine, l'amélioration du confort pour les logements anciens, la diversification des logements en faveur des jeunes, du locatif social, l'accueil des personnes âgées.


Ces besoins  se heurtent à l'accroissement rapide des prix du foncier et posent le problème des transports et déplacements.


  • L'amélioration des déplacements est une condition du développement et un enjeu majeur du SCOT: la situation géographique du Pays de Quimperlé, tout comme son organisation interne, est génératrice de flux de transports importants, notamment par rapport à Lorient. La plupart des déplacements se font en voiture et la part des transports collectifs est faible.


Le Pays est un lieu de transit important (RN165, TGV) ce qui a  des effets négatifs (pollution, engorgement) et positifs (développement économique et résidentiel). L'absence  d'un contournement nord de l'agglomération de Quimperlé est une raison importante de l'engorgement.


  • Les réseaux informatiques sont sous-développés et cela constitue un frein au développement. Plusieurs communes du nord du périmètre n'ont pas accès en totalité à une connexion permanente à internet. Les autres communes ne disposent, à l'exception de Scaër, que d'une offre limitée à un seul opérateur.

  • Grâce à un fort volontarisme public et des campagnes qui restent peuplées, le niveau global des services est bon. On note toutefois un manque important au niveau de la formation et un certain sous-équipement au Nord, à l'exception de Scaër.Quimperlé est un pôle de regroupement de services.


Les enjeux

 

1)      Le mode de développement 

 

Le développement du Pays de Quimperlé a longtemps été faible, avec une population stagnante, un  secteur agricole et agro-industriel fort et un petit nombre d'entreprises qui faisaient sa particularité au sein de la Bretagne méridionale.


Ce mode de développement a récemment été modifié par l'évolution de l'économie locale, qui est désormais principalement une économie de services (plus de 60 % des emplois en 2003).


Il a été également modifié par l'attractivité résidentielle du territoire. Le cadre de vie y est agréable et les prix du foncier inférieurs à ceux de la région de Lorient.


Le Pays de Quimperlé, est donc dans une situation économique « de transition » où estposée la question d'une attractivité économique nouvelle, qui ne soit pas uniquement résidentielle


2)      La gestion de l'espace


Le développement économique et résidentiel, notamment dans la dernière période, a été très consommateur d'espace et de ressources. Sa prolongation ferait peser un risque important sur l'attractivité du territoire à moyen et long terme.

Cette consommation se traduit par une pression foncière importante. L'agglomération de Quimperlé et les communes côtières appellent une réflexion sur leur aménagement.

La gestion maîtrisée de l'espace est une nécessité


3)      L'équilibre du territoire


Les indicateurs traduisent :

  • une dépendance vis-à-vis de l'agglomération de Lorient en matière d'emploi.
  • pour ce qui est de la mixité générationnelle, un déséquilibre qui pose la question des services aux personnes âgées dans tous les domaines, quelle que soit la politique d'accueil de jeunes actifs


4)      L'économie des flux


Le mode de développement conduit à un accroissement sensible de la longueur et de la fréquence des déplacements


Le Pays de Quimperlé est entré, dans une économie de flux qui sont générateurs à la fois de nuisances et de bénéfices économiques. Le réseau de circulation ne correspond pas aux besoins, notamment en l'absence d'un contournement nord de Quimperlé.


Cette situation appelle une intervention publique,  qui passe par le rééquilibrage des transports individuels vers le réseau de transports en commun, mais également par une organisation du développement urbain compatible avec une limitation des flux.


5)      La liberté de choix


En matière de logements, elle est limitée par la hausse des prix liée à la pression foncière, accentuée par le poids des résidences secondaires, et l'insuffisance de la diversité du parc résidentiel, notamment du parc locatif (privé et social) nécessaire à l'accueil de jeunes actifs.


Cette limitation de la liberté de choix résidentielle résulte de la production dominante de maisons individuelles sous forme de lotissement.


En termes d'emplois, de revenus et de formation, la liberté de choix est limitée par la faiblesse des emplois supérieurs et celle des formations,  ainsi que par la limitation, notamment dans le nord du périmètre, de l'accès aux hautes technologies (haut débit, internet)


Elle pose le problème, de la pérennité d'un développement « tiré », dans la  dernière période, par l'économie résidentielle, et de la cohérence à long terme de ce développement avec le maintien d'un pôle industriel puissant et d'un développement touristique maîtrisé.


6)      La qualité du cadre de vie


La dissémination des urbanisations nouvelles, leur faible qualité et l'affaiblissement progressif des caractéristiques paysagères du Pays de Quimperlé peuvent conduire à une certaine banalisation du cadre de vie, dont l'attractivité, dans la dernière période, a été le moteur du développement démographique et économique.


La valorisation du cadre de vie du Pays de Quimperlé, en jouant sur  son caractère « naturel » et «écologique », peut être un élément de l'accroissement de son attractivité dans tous les domaines.

Elle suppose un travail sur l'insertion paysagère des nouvelles urbanisations tant résidentielles qu'économiques.


7)      La prévention des risques


Le territoire présente des risques industriels très localisés.

Sur le plan des risques naturels il faudra apporter une particulière attention aux risques d'inondation et à la gestion et à la qualité de la ressource en eau.

L'économie locale reste fragile, compte tenu des restructurations industrielles en cours, alors que les évolutions de la structure économique ne sont pas achevées.

L'agriculture doit être confortée dans sa double fonction d'activité productive et d'élément essentiel du paysage du territoire


 

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