Blog citoyen de CAP Action Solidarité, actif sur Clohars Carnoet et la Cocopaq, sur le développement durable et solidaire, la culture, la vie associative et politique
Après avoir défini ce qu'est un SCOT, indiqué comment a été élaboré le SCOT du Pays de Quimperlé, nous résumons maintenant le premier document majeur, le Diagnostic.
On lira les documents complets dans la rubrique Téléchargements de ce blog.
Le diagnostic, après avoir fait l'état des lieux, dégagé les forces et les faiblesses du Pays, identifie les enjeux auxquels le SCOT doit répondre
Etat des lieux

Le Pays de Quimperlé, malgré un accroissement récent de son emploi, reste trop dépendant de la zone d'emploi de Lorient.
Ces besoins se heurtent à l'accroissement rapide des prix du foncier et posent le problème des transports et déplacements.
Le Pays est un lieu de transit important (RN165, TGV) ce qui a des effets négatifs (pollution, engorgement) et positifs (développement économique et résidentiel). L'absence d'un contournement nord de l'agglomération de Quimperlé est une raison importante de l'engorgement.

Les enjeux
1) Le mode de développement
Le développement du Pays de Quimperlé a longtemps été faible, avec une population stagnante, un secteur agricole et agro-industriel fort et un petit nombre d'entreprises qui faisaient sa particularité au sein de la Bretagne méridionale.
Ce mode de développement a récemment été modifié par l'évolution de l'économie locale, qui est désormais principalement une économie de services (plus de 60 % des emplois en 2003).
Il a été également modifié par l'attractivité résidentielle du territoire. Le cadre de vie y est agréable et les prix du foncier inférieurs à ceux de la région de Lorient.
Le Pays de Quimperlé, est donc dans une situation économique « de transition » où estposée la question d'une attractivité économique nouvelle, qui ne soit pas uniquement résidentielle
2) La gestion de l'espace
Le développement économique et résidentiel, notamment dans la dernière période, a été très consommateur d'espace et de ressources. Sa prolongation ferait peser un risque important sur l'attractivité du territoire à moyen et long terme.
Cette consommation se traduit par une pression foncière importante. L'agglomération de Quimperlé et les communes côtières appellent une réflexion sur leur aménagement.
La gestion maîtrisée de l'espace est une nécessité
3) L'équilibre du territoire
Les indicateurs traduisent :
4) L'économie des flux
Le mode de développement conduit à un accroissement sensible de la longueur et de la fréquence des déplacements
Le Pays de Quimperlé est entré, dans une économie de flux qui sont générateurs à la fois de nuisances et de bénéfices économiques. Le réseau de circulation ne correspond pas aux besoins, notamment en l'absence d'un contournement nord de Quimperlé.
Cette situation appelle une intervention publique, qui passe par le rééquilibrage des transports individuels vers le réseau de transports en commun, mais également par une organisation du développement urbain compatible avec une limitation des flux.
5) La liberté de choix
En matière de logements, elle est limitée par la hausse des prix liée à la pression foncière, accentuée par le poids des résidences secondaires, et l'insuffisance de la diversité du parc résidentiel, notamment du parc locatif (privé et social) nécessaire à l'accueil de jeunes actifs.
Cette limitation de la liberté de choix résidentielle résulte de la production dominante de maisons individuelles sous forme de lotissement.
En termes d'emplois, de revenus et de formation, la liberté de choix est limitée par la faiblesse des emplois supérieurs et celle des formations, ainsi que par la limitation, notamment dans le nord du périmètre, de l'accès aux hautes technologies (haut débit, internet)
Elle pose le problème, de la pérennité d'un développement « tiré », dans la dernière période, par l'économie résidentielle, et de la cohérence à long terme de ce développement avec le maintien d'un pôle industriel puissant et d'un développement touristique maîtrisé.
6) La qualité du cadre de vie
La dissémination des urbanisations nouvelles, leur faible qualité et l'affaiblissement progressif des caractéristiques paysagères du Pays de Quimperlé peuvent conduire à une certaine banalisation du cadre de vie, dont l'attractivité, dans la dernière période, a été le moteur du développement démographique et économique.
La valorisation du cadre de vie du Pays de Quimperlé, en jouant sur son caractère « naturel » et «écologique », peut être un élément de l'accroissement de son attractivité dans tous les domaines.
Elle suppose un travail sur l'insertion paysagère des nouvelles urbanisations tant résidentielles qu'économiques.
7) La prévention des risques
Le territoire présente des risques industriels très localisés.
Sur le plan des risques naturels il faudra apporter une particulière attention aux risques d'inondation et à la gestion et à la qualité de la ressource en eau.
L'économie locale reste fragile, compte tenu des restructurations industrielles en cours, alors que les évolutions de la structure économique ne sont pas achevées.
L'agriculture doit être confortée dans sa double fonction d'activité productive et d'élément essentiel du paysage du territoire