Blog citoyen de CAP Action Solidarité, actif sur Clohars Carnoet et la Cocopaq, sur le développement durable et solidaire, la culture, la vie associative et politique
Depuis 1999, un individu fortuné du nom d'Abiven tente, avec l'aide d'une armée d'avocats, de mettre en application un plan diabolique : rendre constructible, rue de la Fontaine, une parcelle d'environ 900 m², située sur un terrain de 5325 m² acheté en 2004 (compromis de vente signé en 1999) pour une bouchée de pain car non constructible.
*Il entend s'approprier ce site remarquable à son profit exclusif.
L'affaire a connu de multiples péripéties et jugements contradictoires, donné lieu à une mobilisation intense de la population et des riverains, vu l'ancienne municipalité multiplier les attitudes contradictoires et maladroites pour en arriver en définitive à un jugement du Tribunal administratif de Nantes intimant l'ordre à la commune de modifier le Plan d'Occupation des Sols pour rendre constructible la dite parcelle.
L'ancienne municipalité aurait pu faire appel du jugement mais n'en a rien fait, sans doute en vertu de son principe favori : « laisser faire, laisser dégrader ».
Jacques Juloux, nouveau maire, a indiqué être contre « le fait qu'un particulier impose son point de vue sur un document d'urbanisme général, obligeant les élus à revoir le POS ».
Concrètement, cela s'est traduit par une proposition de rachat du terrain en question, avec possibilité d'option sur un terrain situé à Keruster, proposition balayée d'un revers de main par Abiven et par le refus du conseil municipal de réviser le POS, laissant au préfet le soin d'en décider.
Le préfet vient d'intimer l'ordre à la municipalité de voter d'ici le 5 Septembre la révision simplifiée du POS, sous peine d'astreintes très lourdes.
Il ne fait aucun doute que la municipalité devra obtempérer.
La situation pourrait paraitre délicate car, au regard de la loi littoral, la parcelle en question se trouve être dans une position dite de « dent creuse » (terrain non construit situé entre deux maisons), ce que reprend le jugement du T.A. de Rennes.
Il n'est toutefois pas question de renoncer.
En effet cette révision du POS doit donner lieu à enquête publique et les citoyens peuvent s'exprimer en donnant leur avis sur le registre déposé à la mairie. Cette enquête publique peut être également l'occasion d'une mobilisation de la population sous une forme à définir. CAPAS saura dans ce domaine prendre ses responsabilités.
Si, malgré tout, le POS est révisé, la municipalité pourra s'appuyer sur
l'élément nouveau qui est intervenu sur la commune et qui doit permettre à la collectivité de faire entendre sa voix : le lancement, le 12 Juin, du Plan Local d'urbanisme.
A partir de cette date la municipalité peut, en application de la loi L123-6 du code de l'urbanisme, opposer à toute demande de permis de construire un « sursis à statuer » pour des « installations ou opérations qui seraient de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan ».
Six éléments, reprenant des éléments de la loi littoral, ou s'appuyant sur le PADD nous semblent de nature à justifier ce temps d'arrêt :
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Il est bien évident, dans ce cas, que la municipalité doit exprimer au moins une intention d'utiliser ce terrain pour des besoins d'intérêt général.
Oui, il n'y a aucune raison qu'un particulier puisse imposer sa loi à toute une collectivité en chemin pour définir son avenir pour les quinze prochaines années.
La mise en place du P.L.U nous en donne la possibilité.
Elus, associations, citoyens, doivent se mobiliser pour y arriver.
CAPAS, pour sa part entend prendre toute sa part dans cette nécessaire mobilisation.
* (photos originales. Reproduction interdite)