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Blog citoyen de CAP Action Solidarité, actif sur Clohars Carnoet et la Cocopaq, sur le développement durable et solidaire, la culture, la vie associative et politique

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Friche industrielle : faudrait pas gâcher

Depuis 2001, les citoyens, regroupés à l’époque autour de l’association CAP Avenir devenue Cap Action Solidarité, insistent, sans relâche, sur l’intérêt primordial qu’il y a pour la commune à bâtir un projet d’intérêt général sur le terrain de la friche industrielle, ex-Capitaine Cook.

 

Lors de la campagne pour les élections municipales de 2008, la liste Clohars Action Solidarité était la seule à défendre l’idée que le terrain, base  nécessaire pour bâtir le projet, devait être préempté en s’appuyant sur l’Etablissement Public Foncier Régional (EPFR, cliquez là) dont la création semblait imminente.


Nous disions alors que cet appui aurait permis à la commune de s’éviter le recours à un emprunt coûteux pour ses finances.

 

Il est intéressant à cet égard de relire le dossier réalisé début mars 2008 par le journal le Télégramme.

Ce journal posait trois questions aux cinq candidats (cliquez là pour le dossier complet) dont la deuxième était la suivante :

 

« Pour ou contre l’exercice du droit de préemption par la commune pour le site de l’ancienne conserverie  à Doëlan ».

 

 

Hervé Prima répondait Oui sans hésiter en s’appuyant sur l’EPFR et en  liant l’acquisition à une vision plus générale de l’avenir de Doëlan.


Jacques Juloux était partisan de faire acheter le terrain par la seule commune, la préemption n’intervenant qu’en cas de désaccord avec le vendeur.


Joël Chenot, dans une réponse prudente mais prémonitoire, indiquait que la commune ne pouvait préempter seule.


Michel Fleury et René Le Floc’h ne voulaient pas en entendre parler.

 


La nouvelle municipalité, après une tentative de faire modifier le projet Eiffage, vouée à l’échec car le projet souhaité ne convenait à personne, s’est, peu à peu, faite à l’idée que la préemption était la seule  voie possible et a fini par admettre l’intérêt et l’utilité de l’EPFR, qui a été officiellement créé en juin 2009.

 

En juillet, Eiffage ayant jeté l’éponge, le terrain a été remis en vente par son propriétaire, Intermarché, et la commune a exprimé son intention de préempter.

 

Malheureusement, un enchainement étonnant de maladresses, mettant sur la place publique un prix de 330 000 € plus 10 % de marge de négociation ( !!)  363 000 €, (depuis quand est-ce l’acheteur, dans la phase initiale de négociation qui fixe les prix et sa marge ?), montrant par un battage médiatique inapproprié, que la commune et la région étaient pressées, a abouti à un retrait jeudi 10 septembre  de la vente par son propriétaire.

 

Nous sommes persuadés que l’affaire se fera finalement, à condition de respecter certains principes de base en matière de négociation commerciale : prendre le temps de  la négociation, la faire dans la discrétion, rechercher un accord qui soit acceptable par les deux parties.

 

Lors du Conseil municipal qui a suivi cette décision d’Intermarché, une décision surprenante a été votée à l’unanimité. Elle tient en quatre points :

 

1)      Le site devra permettre l’implantation d’un restaurant complété d’un espace polyvalent destiné à accueillir des activités économiques (commerciales, culturelles, nautiques ...).


2)      la reconversion du site devra se faire en suivant les recommandations de l’Observatoire  du Patrimoine maritime culturel.

(ndlr . il recommande, entre autres, de conserver la façade des bâtiments de la conserverie)


3)      Le site doit conserver sa vocation économique telle qu’elle figure aujourd’hui au P.O.S.


4)      Ses accès devront être réalisés de manière à permettre la circulation du public entre ses murs

 

Le point 4 nous parait aller de soi. Le point 3 nous laisse interrogatifs : avantages, inconvénients d’une telle solution ? A voir.

 

Par contre, nous nous élevons contre les deux premiers points qui vont seulement rendre beaucoup plus difficile la réalisation du projet d’intérêt général que nous souhaitons.

 

Alors que nous savons qu’il ne sera pas facile de trouver des investisseurs et des financements pour réaliser un tel projet, pourquoi limiter à ce point les initiatives ?

 

Pourquoi éliminer complètement  l’hypothèse qu’un financement public permette de réaliser un projet entièrement non commercial ?

 

Pourquoi  imposer un espace de restauration indépendamment de ce que contiendront les salles polyvalentes ?

Si le projet, qui semble pertinent, de construire des salles de séminaires ou de conférence est retenu, un hôtel ne serait-il  pas plus adapté ?

 

Les avis de l’Observatoire du Patrimoine maritime culturel sont certes intéressants sur le plan culturel mais pourquoi imposer de telles conditions qui ne peuvent conduire qu’à limiter très fortement la nature des projets ?


Certains projets peuvent s’appuyer positivement sur telles ou telles parties de bâtiments.

Pour d’autres,  ce serait certainement une contrainte trop importante.

 

Ceci Indépendamment du fait que les avis sont très partagés sur la beauté ou la laideur de ces façades.

 

Dans ce domaine, Capas recommande de réunir un groupe de projet réunissant des élus, des représentants d’associations et des experts (paysagistes, architectes,...) de ce type de projet.

 

Arrivés, enfin, aux portes de ce  projet, ne le gâchons pas par des exigences réductrices !

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