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Blog citoyen de CAP Action Solidarité, actif sur Clohars Carnoet et la Cocopaq, sur le développement durable et solidaire, la culture, la vie associative et politique

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Réunion de quartier à Saint Maudet du 22 juillet 2009 (2)

La suite de la réunion a été entièrement consacrée à la STEP

 

Nous tentons d'exposer aussi objectivement que possible ce qui a été débattu sur ce sujet délicat.

Toute précision complémentaire apportée sous forme de commentaire sera la bienvenue.

CAPAS, après avoir pris entièrement connaissance du dossier, donnera son point de vue ultérieurement.

 

Présentation du maire :

 

Le maire explique tout d'abord la genèse de la situation actuelle.

 

Le 17 octobre 2008, il a annoncé en conseil municipal sa décision de renoncer au Permis de Construire  déposé à Rostel, de remettre tout à plat et de demander  à un groupe de travail, conduit  par Jacques Allix et comprenant des élus de la majorité et des associations, de remettre des conclusions pour juin 2009 : choix technologique, lieu, capacité.

Le coût doit rester dans l'enveloppe budgétaire fixée (6 millions d'euros).

Les avocats contactés (celui de l'ancienne municipalité et celui de la nouvelle) ont confirmé qu'une construction à Rostel était impossible en raison de la loi littoral.

Une lettre envoyée par la préfecture le 10 juillet indique que la station n'est plus conforme aux normes en matière de traitements des eaux usées.

Il reste trois ans à la commune pour mettre en place une nouvelle station.

 

Ce groupe de travail a travaillé, « sur une feuille vierge »,  sans tenir compte des documents précédents.

 

Le  groupe a travaillé avec un bureau d'Etude, SETUR implanté à Rennes, pour un budget de 20 000 €. Ce cabinet a réalisé des études techniques, étudié 7 scénarios chiffrés.

 

( Nous sommes rassurés de voir qu'une telle étude a été accompagnée par un bureau spécialisé. Nous nous étonnons cependant du manque de communication sur ce sujet et nous interrogeons sur l'aspect budgétaire : en effet aucune dépense pour des frais d'étude n'a été prévue cette année dans la section investissement du budget assainissement )

 

La première question posée était : où rejeter les eaux usées. Le bureau d'étude a trouvé impossible de rejeter les eaux dans la Laïta et dans les petits ruisseaux, ce qui exclut Doëlan.

 

Il a été étudié la possibilité de construire la station à l'emplacement de la station actuelle, située à Fort Clohars.

 

Actuelle station d'épuration de Clohars Carnoët située à Fort Clohars

 

Ceci a été repoussé du fait de la nécessité de construire une station provisoire pendant que la station actuelle était refaite, ce qui a été jugé incompatible avec la loi littoral.

De plus, les murs et le béton actuels ne pourraient durer 30 ans et la station serait limitée à 17 000 équivalents habitants.

 

Un site à Saint Mady a été  rejeté car pouvant poser problème avec la loi littoral..

 

Une implantation à Keranna a été également repoussée en raison du coût plus élevé car la station aurait été située au point culminant de la commune. Le budget estimé était de 8,9 millions d'euros.

 

En définitive, un site proche de la station actuelle, situé à Kerzellec Nord a été trouvé. Ce site, situé en zone urbanisée ne pose aucun problème par rapport à la loi littoral et minimise les problèmes de réseaux. Le coût estimé est de 6,9 millions d'euros.

 

Terrain prévu à Kerzellec pour la nouvelle station d'épuration de Clohars Carnoët

 

( Terrain faisant probablement l'objet du choix. Les arbres à gauche assurent la séparation avec le chelmin des peintres. La ferme de Kerzellec est situé au sud-est de ce terrain, à environ 100m ).

 

La technique serait de type membranaire, ce qui se fait de mieux à l'heure actuelle.

Les membres de la commission se sont prononcés à l'unanimité pour ce choix

 

Bien sûr, il pose problème en raison de sa situation emblématique sur la commune, liée à la venue des peintres de l'école de Pont Aven.

De ce fait, Jacques Juloux va imposer un cahier des charges très strict, qui entrainera des surcoûts  que Jacques Allix a estimé à 500 000 €.

 

  • Pas d'odeurs
  • Pas de bruit
  • Impact neutre sur les paysages. On ne doit pas se douter qu'il y a une station

 

Le maire invite les riverains à venir participer au groupe de travail qui définira précisément le  cahier des charges (« Que veut-on faire » ?).

 

Une grande partie de la salle est très dubitative sur la possibilité d'y arriver

 


Questions de la salle :

 

D'une manière générale les riverains sont inquiets de la perte de valeur que cela va entrainer pour leurs biens situés à côté de la station. Ils souhaiteraient vivement que cela se fasse « ailleurs », notamment à Rostel, sans avoir bien appréhendé les contraintes dues à la loi littoral qui s'appliquent sur l'ensemble de la commune.

 

Les autres préoccupations sont celles liées à l'implantation d'une station, aux nuisances pendant la construction et ensuite pendant l'exploitation,  sur un site splendide qui a inspiré bien des peintres.

 

On apprend également qu'une pétition est en cours contre ce choix d'implantation, sans qu'il nous soit possible d'en connaitre le contenu.

 

1)  René Le Floc'h indique que la jurisprudence a évolué et que ce qui pouvait être accepté il y a quelques années (considérer une STEP comme un équipement public, non soumis à la loi littoral) ne serait plus accepté. Il indique qu'à Loctudy une installation type Rostel a été possible car aucune association ne s'y est opposé.

Il regrette que des membres de l'opposition municipale n'aient pas été invités à participer au groupe de travail.

 

2)  Visites d'installations comparables : Jacques Allix indique qu'il existe des installations comparables au Guilvinec et à Crozon. Le maire ajoute qu'elles ne sont pas aussi ambitieuses sur le plan du cahier des charges.

 

3)  Réunion des riverains du  30 juin : certains riverains se plaignent de ne pas avoir été invités. Pourquoi avoir fait cette réunion avant l'arrivée des propriétaires de résidences secondaires ?

 

Réponse : une réponse devait être impérativement donnée au préfet pour le 30/6 et la mairie voulait avoir réuni les riverains avant. Les convocations ont été rédigées sur la base du fichier du  cadastre où manquent les nouveaux propriétaires.

 

4)  Contradiction entre une telle installation et le slogan « Nature et Culture ».

 

Réponse : le maire n'a pas vraiment répondu, hormis le promesse d'un cahier des charges très strict.

 

5)  Plusieurs stations : pourquoi ne pas seulement moderniser la station actuelle, la réserver au Pouldu et en construire une petite autre ( 7 000 équivalents habitants) à Kerrana ?

 

Réponse : Jacques Allix indique que cela a été étudié mais rejeté car l'on risquait d'avoir moins de subventions.

 

6)  Site actuel : une personne, semblant avoir étudié le dossier, indique qu'il serait possible, sur la station actuelle de construire une station définitive et non temporaire, ce qui rendrait l'installation possible

 

Réponse : pas de réponse.

 

7)  Madame Robino trouve invraisemblable que l'on ait  pu même envisager de mettre une station d'épuration a un endroit pareil.

 

 

Le maire conclut en disant qu'il proposera au conseil municipal de se prononcer sur cette solution et qu'ensuite interviendront les études d'impact qui indiqueront si le projet est techniquement réalisable.

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C
René Le Floc’h, ancien maire de Clohars Carnoët a déposé sur notre blog, en guise de commentaire de cet article, le texte intégral de sa lettre ouverte au maire sur la station d’épuration.<br /> Nous l’avons supprimé.<br /> <br /> Il n’est pas dans nos habitudes de supprimer des commentaires, car respectant et souhaitant la discussion démocratique.<br /> <br /> Pourtant le procédé, consistant à mettre de la « pub » d’une position d’une autre organisation en guise de commentaire sur l’article d’un blog n’est pas acceptable et tous les gestionnaires de blogs agissent de même. En termes savants, cela s’appelle se comporter en « troll ».<br /> <br /> Un commentaire est destiné à donner l’opinion de lecteurs sur un article, d’apporter des arguments ou informations supplémentaires, de contester tel ou tel point de l’article et non pas à publier un autre article.<br /> <br /> René Le Floch dispose depuis peu du blog de l’Association Hisser Haut pour faire connaitre ses propositions et nous voulons bien croire qu’il a agit ainsi en méconnaissance des pratiques usuelles de la « blogosphère ». Preuve en est le fait qu’il ait agit de même sur son propre blog !<br /> Il reste le bienvenu pour commenter nos articles et nous ferons de même sur les siens.
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P
Je suis ravi de voir le blog de CAPAS permettre d'amorcer un dialogue avec la population autour de ce sujet.<br /> <br /> C'est surement une des erreurs de cette commission, qui par ailleurs, selon ce qu'on en sait, a fait du bon boulot, de ne pas avoir fait participer la population à ses réflexions, d'avoir gardé secrets dossiers et avis.<br /> <br /> On aurait pu imaginer un site internet dédié avec publication des documents et forum, ainsi qu'une réunion publique à mi-parcours.<br /> <br /> Ainsi les positions auraient pu se décanter, les avis s'exprimer, les problèmes auraient été découverts.<br /> <br /> Peut-être n'est-il pas trop tard ?
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T
A Petitmaje<br /> Il faut comparer ce qui est comparable : Clohars n’est ni Nantes, ni Vallauris<br /> Un peu de surf et on trouve des infos sur les projets de Vallauris et Nantes :<br /> A Nantes ( Rézé, rue de la Californie, Google maps), la station est implantée dans une zone industrielle.<br /> A Vallauris Juan les Pins, dans une zone très urbanisée, la nouvelle station est insérée entre le Théâtre de la Mer et le port de plaisance, elle est enterrée à plus de 80% et descend 10 mètres sous la mer.<br /> Rien à voir avec Clohars
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T
A l’Ami de Gauguin<br /> Effectivement, je suis comme de nombreux Cloharsiens, je n’aimerais pas qu’une station d’épuration se construise à 50 m de chez moi.<br /> Je n’aimerais pas non plus que le petit chemin creux à côté de chez moi se transforme en route pour camions de vidange.<br /> Pas vous ?
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P
Bien sur vous caricaturez mais même sans cela vous y allez fort.<br /> Les stations d'épuration, notamment membranaires, ont beaucoup progressé. Elles sont beaucoup plus compactes (70% d'espace en moins par rapport à celles dites "à boues actives"), peuvent se faire totalement enfermées et, donc ,de ce fait, il doit être possible, moyennant un surcoût à connaitre sérieusement, de les rendre sans bruit et sans odeur<br /> Je suis plus circonspect sur l'aspect paysager et sur la circulation des camions.<br /> On voit sur le net des exemples intéressants de ces stations ni bruit ni odeur : Vallauris, Nantes,... (taper dans Google Vallauris epuration odeur")
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