Sur le sujet brûlant de la terrasse, j'aimerais faire quelques commentaires.
Lorsque nous avons pris la décision de venir vivre à Doëlan, ce n'était pas pour vivre dans un désert !
Il y a douze ans, il y avait encore un hôtel Rive gauche et le soir entre 16 et 17 heures le bateau de Jean Michel accostait, nous pouvions acheter poissons et langoustines à l'étal provisoire qui s'installait et personne n'y trouvait à redire.
Depuis nous avons vu Doëlan s'étioler, nous aimerions, quand un commerçant a quelques ambitions de relancer l'activité, la vie, qu'il ne trouve pas devant lui des barrières insurmontables.
Doëlan est un milieu urbain et doit vivre comme tel !
On peut affirmer le contraire, dans ce cas il faut se poser la question suivante : à quelle
époque doit-on figer le paysage ?
Fin du XIX° siècle ? Doëlan n'était pratiquement pas urbanisé à l'époque, il suffit de faire références aux photographies de l'époque pour s'en apercevoir.
Mais, dans ce cas, il faut admettre que toutes les personnes qui ont l'immense chance de posséder une maison en bordure du port ne seraient pas là. Ce privilège, car on peut l'appeler ainsi, donne-t-il le droit de confisquer le paysage à son profit ?
Tout ceci pour dire que l'installation, sur quelques mètres carrés, d'une tonnelle destinée à accueillir le touriste, le consommateur, dans un souci de bien être, ne portera pas atteinte de façon définitive à ce joyau qu'est Doëlan.
Nous pouvons tout juste demander quelques améliorations pour que cet édifice provisoire soit le moins voyant possible mais, de grâce, ne donnons pas l'impression de confisquer la jouissance de Doëlan à notre seul profit (Photo : Rive est, quai de Kernabat, carte postale, vers 1900 (coll.part.))