Le commerce équitable représente encore une part très marginale du commerce international.
On estime que les échanges équitables bénéficient à 1,5 millions de producteurs dans le monde. Il est devenu le marché qui connaît la croissance la plus rapide au monde.
Le chiffre d'affaire du commerce équitable représentait en 2007 un montant de 2,4 milliards d'euros.
L'Europe représente à elle seule près de 60 % du marché du commerce équitable mondial et l'a réalisé dans 79 000 points de vente, dont 55 000 supermarchés.
En France, 63% du chiffre d'affaire est réalisé par la grande distribution avec Edouard Leclerc en tête.
La Suisse et le Royaume-Uni sont en tête avec des parts de marché significatives : 47 % du marché des bananes en Suisse, 5,5 % du marché du Café au Royaume-Uni. Les magasins spécialisés en commerce équitable sont au nombre de 2 800 et rassemblent 100 000 bénévoles.
La France rattrape petit à petit son retard.
Des boutiques différentes
Depuis quelques années, certaines boutiques spécialisées se sont créées en France pour vendre des produits issus du commerce équitable. On peut également trouver des produits du commerce équitable dans les magasins bio.
Depuis peu, d'autres initiatives de commerce équitable ont vu le jour : des boutiques spécialisées et entièrement dédiées au commerce équitable : dans les vêtements, dans la décoration ou dans l'alimentaire. Des boutiques en ligne également.
Les producteurs du Commerce équitable
Le commerce équitable bénéficie à 1,5 million de producteurs dans le monde qui peuvent être grossièrement classés en artisans professionnels et qualifiés, paysans organisés (par exemple producteurs de cacao en Bolivie ou ouvriers dans des plantations de thé en Inde) et enfin artisans très pauvres, marginalisés socialement, souvent socialisés grâce à l'appui des ONG
L'enjeu spécifique de l'artisanat
Les producteurs d'artisanat figurent parmi les communautés les plus marginalisées et les plus dépendantes de la filière commerce équitable car ils sont presque entièrement dépendants de la vente à l'exportation.
L'activité artisanale est pour eux l'unique source de revenus.
Les militants d'Artisans du Monde associent dans leur mouvement une action concrète en faveur du développement des communautés des pays pauvres, à la valorisation de la culture et des savoir-faire de ces communautés.
Ils justifient leur mode de distribution dans les boutiques en notant que le volume de production des communautés avec lesquelles ils travaillent est inférieur au seuil accepté par les grandes et moyennes surfaces.
Les femmes et le commerce équitable
Selon Artisans du Monde, près de 80 % des producteurs partenaires du commerce équitable seraient des femmes.
Pour certaines d'entre elles, majoritairement les femmes seules avec enfants, le commerce équitable est leur seul revenu possible en dehors de la mendicité.
Productions du commerce équitable
À l'origine, les boutiques de commerce équitable touchaient essentiellement à l'artisanat et au textile.
Puis la gamme de produit s'est peu à peu diversifiée. Outre les textiles et l'artisanat, au début du XXIe siècle, de nombreux autres produits, généralement de l'alimentation, font aujourd'hui l'objet d'un commerce équitable.
L'habillement, notamment de coton fait l'objet de nouvelles formes d'échange.
Une étude réalisée sur la France en 2007 (cliquez là) montre que 74% du chiffre d'affaire réalisé se fait dans les produits alimentaires (dans l'ordre : café, cacao, fruits frais, thé, jus, riz, sucre/miel, confiture). Le café, le produit équitable le plus vendu, représente à lui tout seul le tiers des ventes de produits alimentaires.
Les ventes de produits non alimentaires progressent plus rapidement, notamment l'habillement
La mise en place d'une « garantie » équitable pour le coton, par Max Havelaar, en avril 2005, a contribué à la mise en place de produits de mode issus du commerce
équitable. D'autres initiatives, indépendantes de la marque, ont également vu le jour dans la mode.
On trouve également des projets de commerce équitable dans d'autres secteurs comme les jeux et jouets.
Des gammes de cosmétiques équitables ont également vu le jour. Souvent biologiques et associées à une démarche de respect de l'environnement, certaines d'entre elles ont fondé leur principe sur la valorisation des savoir-faire traditionnels liés aux plantes et à la pharmacopée ancestrale.
Les objectifs revendiqués par ces associations sont toujours de valoriser et pérenniser des savoir-faire traditionnels, de maintenir ouverts des ateliers familiaux tout en favorisant la biodiversité et luttant contre la déforestation.
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